Travaux de restauration

Mis la chandelle sur le mont Athos, avec l’espoir de la restauration des fresques dans ce temple

L’histoire de la restauration des fresques

C’est en 1900 que les savants se sont intéressés à l’église Saint-Nicolas. Après la découverte des fissures des murs et des voûtes, l’alerte a été donnée : l’église ancienne de Fountoukli menaçait de s’écrouler ! Le personnel du service archéologique italien s’est précipité à son secours.
Les italiens ont restauré avec précaution les murs de l’église ancienne et ont essayé de rénover ses fresques. Sans doute, les maîtres italiens ont nettoyé les fresques de sels en préservant soigneusement et respectueusement leur composition, leurs personnages et leur tenue. Mais hélas ! La différence entre la peinture murale occidentale traditionnelle et celle orientale leur a joué un très mauvais tour. Lorsque les saints représentés sur les fresques grecques ont acquis une expression de visage propre à l’église romane et que les vêtements ont été drapés d’une façon un peu différente (rien que ça, paraît-il !), l’harmonie des fresques avait été rompue. Elles continuent tout de même à témoigner d’une manière vive et passionnée de l’amour parental, de la vénération pour Christ Pantocrator et de la richesse historique de la Grèce. On peut cependant encore bien discerner les contours et les proportions des anges, des évangélistes, des personnages de la scène de la Représentation du Christ au Temple. Les scènes de la Transfiguration et la Dormition sont encore remplies de dynamisme et de tragédie. Dans l’ensemble, les traits de la technique monumentale ancienne se fait sentir à travers les couches postérieures successives, en inspirant l’émotion et le ravissement devant le génie des maîtres anciens.